La pierre de Caen n’est pas qu’un décor de monument : elle constitue le tableau de baie d’une grande partie du bâti ancien de la commune, du Vaugueux aux rues qui montent vers le château. C’est un calcaire clair et tendre, agréable à tailler et médiocre à cheviller. Un gond scellé au plâtre il y a quatre-vingts ans finit par tourner dans son logement, et le remède n’est pas de serrer davantage : c’est de reprendre le scellement en résine, avec un temps de prise que nous annonçons plutôt que de le masquer.
L’université pèse sur le parc locatif d’une manière très concrète pour un serrurier. Entre Campus 1, Campus 2 et les résidences qui les entourent, une part importante des logements change d’occupant chaque année sur une poignée de semaines. La question posée n’est presque jamais « ma serrure est cassée » mais « le locataire précédent à-t-il gardé un double ». Remettre les clés à zéro sur un cylindre existant est une opération simple, et nettement moins coûteuse qu’un remplacement complet.
La presqu’île et les rives du canal ont changé d’usage sans changer de menuiseries. Les anciens bâtiments portuaires reconvertis en bureaux, ateliers d’artistes ou logements gardent des huisseries métalliques à profils étroits. Une serrure encastrée y dispose de quelques millimètres de réserve, pas davantage : le modèle n’est pas choisi sur catalogue mais mesuré sur place, têtière et entraxe relevés avant toute commande.
Le périphérique fait le tour complet de la commune, et cela structure nos accès. Un logement de la Guérinière et un logement de la Folie-Couvrechef sont à des distances comparables de notre point de départ alors qu’ils sont aux deux extrémités de la ville. La vraie contrainte est ailleurs : le secteur piétonnier autour de la rue Saint-Pierre impose un stationnement périphérique et un accès à pied avec le matériel, ce qui s’anticipe dès l’appel.