Refermer d’abord : la remise en sécurité
Quand nous arrivons sur une porte forcée, le premier travail est un état des lieux rapide de ce qui tient encore : le dormant est-il déchiré au droit de la gâche, la têtière déformée, le pêne bloqué en position sortie, le vantail voilé, les paumelles arrachées ? Ce diagnostic conditionne la suite, parce qu’une porte peut paraître intacte alors que ses points d’ancrage ont cédé.
Sur cette base, nous proposons la remise en sécurité la plus simple qui permette de refermer et de passer la nuit chez soi : remplacement du cylindre quand il a été percé, redressage de la têtière et de la gâche, pose d’une gâche renforcée, verrou complémentaire provisoire, ou condamnation d’un ouvrant secondaire. L’objectif n’est pas de remettre à neuf dans l’heure, c’est de rendre le logement refermable.
Il arrive que la porte ne soit pas récupérable et qu’un remplacement soit inévitable. Dans ce cas, nous le disons immédiatement et posons une fermeture provisoire, en expliquant ce que coûtera la solution définitive. Prendre cette décision à froid, le lendemain, vaut mieux que de la prendre à minuit sous le coup de l’événement.







