Porte claquée : le cas que le mistral fabrique
Une fenêtre ouverte pour faire circuler l’air, une rafale, et la porte se referme derrière vous. C’est la situation la plus fréquente de la ville, et c’est aussi la moins grave : dans ce cas, seul le pêne demi-tour est engagé. Rien n’a été verrouillé, aucun point de fermeture n’est sorti, la porte tient uniquement par ce biseau.
L’ouverture se fait alors par la tranche, sans démonter la serrure ni marquer le vantail. Sur une porte contemporaine, c’est l’affaire de quelques minutes. Sur une menuiserie ancienne avec un jeu très faible entre l’ouvrant et le dormant, c’est plus lent, mais le principe reste le même et le cylindre n’est pas touché.
Ce qui abîme les portes aixoises, ce n’est pas le vent : ce sont les tentatives faites avant l’appel. Une carte rigide glissée en force, un tournevis engagé dans l’interstice, et l’on passe d’une ouverture propre à une réparation de menuiserie. Si vous avez déjà essayé, dites-le — cela change ce que nous emportons.







